La Haute Monne : espace naturel patrimonial

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La Monne est le principal affluent de la Veyre

Prenant ses sources au pied du Puy Baladou, sur la commune de Saulzet-le-Froid vers 1 350 m d’altitude, elle parcoure environ 30 km avant de confluer avec la Veyre sur la commune de Tallende.

La haute vallée de la Monne est un espace naturel patrimonial reconnu. Si elle est globalement préservée de l'urbanisation, des activités humaines s'y sont développées qui ont pu impacter ou peuvent encore impacter la « trame bleue », constituée des cours d’eau et des zones humides. Par ailleurs, les données existantes sur cette trame bleue étaient également éparses.

Étude sur la trame bleue de la haute vallée de la Monne

Afin d’améliorer les connaissances sur la trame bleue de la haute vallée de la Monne et de proposer des actions si nécessaire, pour la préserver, l’améliorer ou la restaurer, le SMVVA a confié au bureau d’études EMA Conseil (Hélène Luczyszyn), une expertise sur les communes de Saulzet-le-Froid et Le Vernet-Ste-Marguerite.

Cette étude a porté sur la rivière de ses sources jusqu’à l’entrée dans ses gorges, un peu en aval du hameau de Monne, soit sur environ 12 km de linéaire, et sur sa trame « turquoise » (zones humides associées).

Globalement, la qualité physique des habitats aquatiques est bonne à très bonne hormis quelques secteurs qui ont été remaniés, de qualité moyenne voire médiocre. Une partie importante des zones humides qui existait anciennement a disparu ou a été fortement dégradée, suite à l’exploitation forestière (plantations de résineux) ou au drainage de prairies. Néanmoins, il subsiste des zones remarquables de par leur niveau de préservation et/ou leur étendue, notamment au niveau des sources de la Monne et d’un ancien marais au sortir de la zone boisée, ou encore sur la Védrine. Ces zones humides méritent une attention particulière (acquisition de connaissances, préservation), de même que celles plus relictuelles.

En amont du village de Mareuge, l’occupation du sol est dominée par la forêt, principalement plantée en résineux. Ces plantations ont pu avoir diverses conséquences : diminution de l’hydromorphie des sols et donc du caractère humide de la zone ; remaniements des terrains à proximité des cours d’eau ayant pu modifier l’écoulement des eaux et perturber la connectivité avec et entre les zones humides ; plantations en zones humides et élimination de la végétation riveraine naturelle des bords de cours d’eau ; acidification des sols… Si les pratiques forestières se sont améliorées (recul des plantations en bord de cours d’eau par exemple), les coupes rases génèrent des impacts sur l’environnement. Des questions se posent aussi quant à la gestion des rémanents de coupes et des souches dans l’espace de mobilité de la rivière et les zones les plus humides, la restauration de certains terrains après coupes, voire d’anciens bras de la rivière et des zones humides associées. Certaines replantations ont également eu lieu dans des zones relativement humides. Une vigilance lors de l’exploitation forestière doit aussi avoir lieu pour limiter l’érosion des chemins et parcelles et le transfert de particules vers les cours d’eau risquant de provoquer son colmatage.

Dans le secteur agricole (à partir de Mareuge), occupé par des prairies permanentes pâturées, le drainage le plus souvent ancien de la zone a entrainé la destruction ou la forte dégradation des zones humides de bas-fonds et autres zones humides ponctuelles anciennement majoritaires au sein de l’enveloppe de la « trame bleue ». Des petites zones de prairie humide relictuelles subsistent dans les parcelles pâturées et sont souvent altérées par la présence du bétail qui les piétine et broute. On observe quelques secteurs dénués de ripisylve, et subissant aussi le piétinement des berges et du lit par le bétail. Il s’agirait ainsi dans ce secteur agricole de mettre en défens des zones humides et certaines portions du cours d’eau (pose de clôtures, avec systèmes d’abreuvement…), et d’aider à la reconstitution d’une ripisylve.

L’étude s’est également intéressée à la présence de quatre plans d’eau artificiels. Il n’a pas été démontré d’impact majeur. Le principal risque lié à ces plans d’eau réside dans leurs opérations de vidange.

La haute vallée de la Monne en images
202212_Monne secteur agricole - méandres et alluvions©Ema Conseil
202307_ZH Haute Monne©SMVVA
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Structures invitées au comité de pilotage

Les différents acteurs concernés ont été associés au suivi de cette étude au travers d’un comité de pilotage, composé des communes de Saulzet-le-Froid, du Vernet-Ste-Marguerite, de Saint-Nectaire, de la communauté de communes Dômes Sancy Artense, du CRPF, de l’ONF, de la Chambre d’Agriculture 63, de la FDPPMA63, du CEN Auvergne, du Parc des Volcans d’Auvergne, de la DDT63…

L’étude sur la trame bleue de la Haute-Monne a été réalisée dans le cadre du Contrat territorial des 5 rivières piloté par le SMVVA et du Contrat Vert et Bleu des Volcans d’Auvergne, porté par le Parc des Volcans d’Auvergne.

Elle a été financée par la Région Auvergne Rhône Alpes, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, le Département du Puy-de-Dôme et le SMVVA.

Étude réalisée dans le cadre du Contrat territorial des 5 rivières

Ce programme multithématique est piloté par le SMVVA pour reconquérir la qualité de l’eau et des milieux aquatiques

sur le territoire des bassins versants de l’Auzon, des Assats, du Charlet, du Pignols et de la Veyre.

Pour tout renseignement, contactez :

Elisabeth SAILLARD – Chargée de mission – coordinatrice du Contrat territorial des 5 Rivières : elisabeth.saillard@smvva.fr – 04 73 39 13 98

 

Avec la participation de

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